Tournai, le 5 mars 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Chers membres de la presse,

Nous vous adressons le présent communiqué car nous tenions à réagir aux propos tenus ce week-end dans la presse par monsieur Duvivier, bourgmestre de la ville d’Ath.

En effet, ce dernier a déclaré ceci : « menaces croissantes hypothétiques, rien n’a été épargné pour manipuler l’opinion publique…installer un climat de terreur au sein du personnel communal et de leurs syndicats, … ».

Très clairement, monsieur Duvivier sous-entend que les syndicats auraient été manipulés par on ne sait qui, pour influencer le vote des instances de son parti politique.

Il est bien évident que le front commun syndical s’inscrit en faux et rappelle de la manière la plus vive qui soit que notre action syndicale ne doit et ne sera jamais tenue en échec en fonction des agendas politiques des uns et des autres. Que pour rappel, nos inquiétudes concernant des licenciements ont été objectivées par la ministre de tutelle et qu’enfin le CRAC (Centre régional d’Aide aux Communes) aborde très clairement dans son rapport du 28 février 2018 la problématique de l’emploi au sein de la ville par la recommandation suivante : « l’amélioration notable des balises de coût net de personnel et de fonctionnement, qui restent toutes deux largement dépassées, dès 2018 ainsi que dans la trajectoire » document en annexe du présent courrier.

Et c’est uniquement pour ces raisons et celles évoquées dans un précédent communiqué que nous avons déposé un préavis de grève et sollicité en urgence une négociation syndicale afin d’être partie prenante dans le plan de gestion qui doit être établi, et avant le 12 mars 2018, date à laquelle la nouvelle trajectoire intégrant les efforts complémentaires doit être transmise.

Enfin, nous exigeons que l’autorité politique Athoise se mette au travail pour ce problème grave et cesse immédiatement d’impliquer les travailleurs et les syndicats qui les représentent dans un conflit qui n’est pas le leur et qui ne le sera jamais !

 

Pour le front commun syndical CGSP-CSC Services publics,

Pascal DOULIEZ                et Éric Dehon

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                                                            Tournai, le 22 février 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Chers membres de la presse,

Nous vous adressons le présent communiqué de presse pour vous faire part de nos plus grandes inquiétudes pour le personnel de la ville d’Ath, qu’il soit issu de l’administration communale ou du CPAS.

Comme vous ne l’avez sans doute pas oublié, durant l’année 2013, nous avons été confrontés à un plan de licenciements collectifs sans précédent faisant passer le nombre de travailleurs de 413,75  à 376,25 en 2014.

A l’époque, après ce bain de sang social, nous avions rencontré par deux fois le ministre des pouvoirs locaux afin de lui faire part de nos plus vives inquiétudes quant aux perspectives budgétaires à venir de la présente législature 2012-2018. D’ailleurs, la dernière rencontre s’étant déroulé en présence des autorités Athoises.

Mais force est de constater que de ces rencontres, AUCUNE leçon n’a été tirée et qu’aucune mesure n’a été prise.

Aujourd’hui, nos inquiétudes sont objectivées non seulement par l’actuelle ministre des pouvoirs locaux qui vient (enfin) de refuser le budget de la ville avec les recommandations suivantes : « un plan de gestion en y intégrant un calendrier précis de mesures concrètes et applicables… » ; mais également par les faits suivants :

  • Le volume global de l’emploi se chiffre aujourd’hui à 402 travailleurs soit le même nombre qu’en 2011, année préélectorale !!! Et donc, cela veut dire que l’on a supprimé la prime de fin d’année, que l’on a licencié des travailleurs avec 20 et parfois 30 ans d’ancienneté pour créer aujourd’hui de l’emploi précaire et CLIENTELISTE !!!!
  • Les cotisations de responsabilisations qui ne font qu’augmenter car la ville ne s’est jamais inscrite dans un plan de nomination digne de ce nom et qu’aujourd’hui, elle est obligée de passer à la caisse (3,1 millions € en 2018 et 4,5 en 2020).
  • Une zone incendie qui leur coûte plus cher que prévu car le conseil de zone n’a pas été capable de s’entendre sur le budget (350 000 € en plus par rapport à 2017).
  • Le coût de la zone de police, 143€/habitant.
  • Une taxation qui plafonne à 3200 centimes additionnels pour le précompte immobilier et à 8,8% pour le précompte professionnel (soit le maximum que l’on puisse prélever à la population Athoise).

Bref, aucune nouvelle recette et des charges supplémentaires. Par conséquent, atteindre un plan de gestion équilibré en 2020 comme l’exige la ministre, laisse entrevoir un avenir très noir pour les travailleurs. Preuve en est que par un vent favorable, nous avons reçu le courrier que le PS d’Ath a envoyé à ses membres et dans lequel est écrit ceci : « Nous savons qu’à politique inchangée, la ville d’Ath risque de devoir licencier près de 100 ETP en 2019 ».

Fort de ce constat, il n’est nullement envisageable pour le front commun syndical CGSP-CSC services publics que l’on revienne à des mesures aussi sanguinaires socialement qu’en 2013.

Et si d’aventure, l’autorité envisageait une telle chose, elle n’aurait pas à gérer une négociation syndicale mais bien une confrontation sociale sans précédent. Qu’on se le dise, nous ne lâcherons rien et n’accepterons le licenciement de personne. Que ce soit la CGSP ou la CSC, nous sommes plus déterminés que jamais et sommes d’ores et déjà prêts à actionner toute la force syndicale dont nous disposons.

 

Pour le front commun syndical CGSP-CSC Services publics,

Pascal DOULIEZ                et Éric Dehon