La nausée

Enfin, c’en est terminé des 6 jours de radio charité et de toute la démagogie qui en découle. 6 jours de souffrance pendant lesquels on nous culpabilise d’être chez soi bien au chaud quand des enfants ont froid et faim. Cela ne vous rappelle rien ? Non, vraiment ? La charité culpabilisante qui résonne un peu comme le refrain de Tino Rossi du papa Noël… « Dehors, tu vas avoir si froid, c’est un peu à cause de moi ! ». Ah vous n’avez pas compris ? En résumé braves gens, on fait appel en ces périodes de fêtes familiales à votre inconscient judéo-chrétien pour que la charité prenne le dessus sur la solidarité, afin que votre sentiment de culpabilité remplace votre envie d’être équitable.

Et pour accentuer le trait, vous avez ces trois babaches d’animateurs qui vous disent qu’ils ne mangeront que du liquide…Ben oui, c’est bien connu, il n’y a pas de meilleur oncologue que celui qui souffre lui-même d’un cancer … Ou si vous préférez quand la bêtise et la condescendance prennent le dessus sur l’empathie. Et comme si ce n’était pas suffisamment larmoyant, on fait venir les enfants de l’animatrice qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs jours pour remettre un don et là, c’est le buzz assuré !

Soit, c’est encore plus pathétique que le premier coup d’essai de cette radio, lorsqu’ils avaient lancé un appel à la population pour déposer au sein de leur CPAS les choses dont elle ne se servait plus, transformant dès lors, les centres d’actions sociales en immense parcs à brols (cf V.Waroux) qui avaient autres choses à faire que de jouer aux marchands de loques.

Bref, chers amis, ne vous trompez pas sur mes propos, je ne suis pas contre la solidarité (que du contraire) mais contre le fait qu’on culpabilise toute une population en lui demandant de faire preuve de charité et ôtant dès facto toutes responsabilités des pouvoirs publics en la matière.

Cette problématique récurrente devrait être une priorité de chacune de nos politique, qu’elle soit fédérale, régionale ou locale et ne devrait en aucun cas subir une gestion « charitable »… Et s’ils en avaient pleinement conscience (ne pas rire), ils cesseraient de couper les moyens financiers de nos CPAS obligeant certains de fermer des services d’aide car on a coupé la pompe à subsides. Ils imposeraient à certaines communes un quota de logements sociaux afin que justement ces enfants puissent avoir un logement décent. Ils financeraient tant et plus l’enseignement officiel afin que ces mêmes enfants n’aient à subir l’humiliation de ne pas participer à certaines activités car ils n’en ont pas les moyens. Ils feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’un enfant soit l’égal d’un autre et n’est à se voir coller une étiquette sur le front d’enfant pauvre pour lequel on est venu en aide par charité chrétienne.

Mais comme si cela ne suffisait pas, après la publication du scandale Publifin, vous avez la mère Delvaux qui se la joue gardienne de la bonne conscience et qui annonce publiquement qu’elle reversera ses émoluments à Viva For Live.

Et là, je dis STOP, y’en a marre, ils ont atteint mon taux de résilience.

Maintenant, il faut que je vous laisse car là, je dois physiquement vomir !!!

Pascal DOULIEZ