Rentrée politique

Ce jeudi 15 septembre, la FGTB wallonne faisait sa rentrée politique à Namur. L’occasion pour Thierry Bodson, Secrétaire général, de revenir sur l’actualité sociale et politique, les mobilisations à venir et les dossiers chauds de la rentrée.

Multiplication des annonces de licenciements, menaces des traités de libre-échange, entêtement austéritaire d’un gouvernement de droite extrême qui s’acharne sur les travailleurs – et plus particulièrement les travailleuses -, traque des sans emploi et des malades, intox gouvernementale à grande échelle… A la veille des fêtes de Wallonie, l’ambiance n’est pas spécialement des plus joyeuses.

Ces injustices et scandales doivent nous inciter à continuer le combat pour un monde plus juste et une meilleure répartition des richesses. Un engagement qui se décline à tous les niveaux : mondial, européen, national, régional, local…

Caterpillar : et si on tentait (enfin) l’appropriation ?

Thierry Bodson est bien sûr revenu sur le dossier Caterpillar. Un drame social et économique qu’il est encore possible d’éviter à condition de mettre paroles et actes en adéquation. Plus que de grandes déclarations, les travailleurs ont avant tout besoin de solutions concrètes. Raison pour laquelle la FGTB wallonne demande que l’on remette sur la table le décret appropriation.

La situation exige aussi de la cohérence de la part du gouvernement fédéral : comment à la fois dénoncer l’attitude de la multinationale américaine et continuer à défendre des traités de libre-échange qui faciliteraient encore plus ces agissements ? La lutte des travailleurs de Caterpillar et celle contre le TTIP et le CETA se rejoignent. Si tout danger concernant le TTIP n’est pas écarté, on voit cependant que la mobilisation de la société civile a fini par payer : le projet, aujourd’hui largement médiatisé et dénoncé, a du plomb dans l’aile[1]. Raison de plus de ne pas relâcher la pression concernant le CETA, traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada.

Le Secrétaire général a également fait le lien entre les 4.000 suppressions d’emploi annoncées ces derniers jours et l’attitude irresponsable du patronat qui refuse toujours d’entendre parler de conditionnement des aides publiques à l’emploi.

En Wallonie : concertation, anticipation et justice fiscale

Concernant les matières wallonne, Thierry Bodson a rappelé la revendication d’une allocation familiale unique de minimum 130 € par enfant, majorée de suppléments sociaux en fonction des revenus du ménage. Il a aussi rappelé l’importance de la concertation sociale et de la consultation des interlocuteurs sociaux sur les matières économiques et sociales, au sein d’organismes paritaires.

Par ailleurs, la FGTB wallonne continuera de plaider pour la mise sur pied d’une cellule d’anticipation économique régionale. Enfin, pour gagner en cohérence et appliquer une politique fiscale plus juste au niveau wallon, les compétences fiscales et budgétaires devraient être réunies au sein d’un ministère des finances wallon.

Mettre la question du travail au cœur des réflexions

Dans les mois à venir, la FGTB wallonne portera une série de revendications : réduction collective du temps de travail, globalisation des revenus sur le plan fiscal, étalement du payement de la dette publique, lutte contre les traités internationaux de libre-échange et refus de l’austérité.

La question du travail dans son ensemble sera au cœur des réflexions de la FGTB wallonne et du CEPAG avec, en 2017, la mise en place d’Etats généraux du travail.

Enfin, la FGTB wallonne sera présente dans les importantes mobilisations de la rentrée : manifestation de soutien des travailleurs de Caterpillar et de leurs sous-traitants le 16/09 à Charleroi, mobilisation nationale contre le TTIP et le CETA, le 20/09 à Bruxelles et grande manifestation en front commun contre la politique d’austérité et de précarisation des travailleurs du gouvernement de Charles Michel le 29/09 à Bruxelles.